Elie-Augustin ROSSIGNOL

Montans, 24 février 1833 - 8 mai 1914

Historien, archéologue,
collectionneur

Il a des moyens d'existence et suit son inclination. Sorti bachelier du collège de Gaillac, il s'organise pour l'étude et, en 1859, soumet à l'académie des Inscriptions de Toulouse son Histoire de l'abbaye de Candeil (médaille vermeil). Ayant éprouvé que toute synthèse s'édifie sur les travaux locaux, il s'engage dans les Monographies communales de l'arrondissemnt de Gaillac, parues de 1864 à 1866 en quatre tomes, qu'un autre suivra eb 1884 pour le canton de Lautrec. Il en donne aussitôt une synthèse particulière avec l'Histoire des institutions seigneuriales et commnunales... de Gaillac (1866). Infatigable, il défriche en trois livres successifs, 1875, 1878, 1881, les travaux des Assemblées diocésaines d'Albi, de Castres, de Lavaur, puis aborde la période suivante avec l'Histoire de l'arrondissement de Gaillac pendant la Révolution (1890), qu'une 2e édition (1902-1905) "étend pour les faits principaux" à l'ensemble du Tarn.

Membre - souvent distingué- de plusieurs sociètés savantes, il est, de 1860 à 1898, inspecteur de la Société Française d'Archéologie et collabore à trois de ses congrès: Albi (1863), Montauban (1865), Toulouse (1882). Auteur de fouilles importantes autour de sa maison, à Montans, il a recueilli de riches collections qu'il a données au Musée Saint-Raymond de Toulouse (pour la céramique gallo-romaine) et à celui d'Albi (pour les médailles). Ses ouvrages contiennent beaucoup de renseignements précis et sont toujours utiles, malgré quelques erreurs.