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Résumé
des
découvertes
Les
sites
de
« La
Vayssonnié »
et
de
« La
Salaberdié »
ont
été
découverts
à
l’occasion
d’une
opération
de
diagnostic
précédant
les
travaux
routiers
de
la
future
rocade
de
Carmaux
(Tarn).
Ces
occupations,
qui
sont
implantées
sur
de
légères
pentes,
ont
subi
une
forte
érosion
et
se
manifestent
à
travers
la
présence
de
structures
excavées
de
différents
types,
fosses,
foyers,
fours,
silos.
Les
127
anomalies
(72
structures
de
« La
Vayssonnié »
sont
circonscrites
dans
une
surface
d’environ
5000
m2,
sur
une
pente
de
10%
orientée
au
nord.
L’extension
maximale
du
site
n’a
pu
être
reconnue,
car
elle
déborde
le
tracé
à
l’est.
L’occupation
de
« La
Salaberdié »
est
plus
modeste,
puisqu’elle
n’a
livré
que
5
structures
évidentes,
mais
elle
est
néanmoins
très
complémentaire
à
tous
points
de
vue.
Localisée
à
environ
2
km
au
sud-sud/ouest
de
«
La
Vayssonnié »,
ses
structures
ont
été
reconnues
sur
une
surface
d’environ
1000
m2
dans
le
flan
méridional
d’une
petite
colline.
Le
contexte
des
implantations
est
celui
du
« Ségala »
tarnais,
qui
constitue
l’un
des
contreforts
de
la
bordure
méridionale
du
Massif
central,
riches
en
gîtes
cuprifères.
Le
cadre
chrono-culturel
concerné
est
le
Chalcolithique
stricto
sensu,
presque
tout
le
Chalcolithique,
puisque
l’occupation
de
« La
Vayssonnié »
concerne
une
fourchette
temporelle
comprise
entre
2600
à
2400,
et
celle
de
« La
Salaberdié »,
une
fourchette
un
peu
plus
récente,
comprise
entre
2500
à
2300.
Jusqu’à
présent,
l’occupation
de
cette
région
au
Néolithique
était
surtout
documentée
à
travers
des
grottes
ou
des
dolmens,
soit
des
milieux
« ouverts »
à
vocation
funéraire.
Les
habitats
de
« plein
air »
n’ont
été
remarqués
et
explorés
qu’assez
récemment.
C’est
le
cas
du
site
d’« En
Guilhem »
à
Roquevidal
(Valdeyron,
Marchais
2002 ;
Valdeyron
et
al.
2003)
et
d’« Al
Claus »
à
Varen
(Carozza,
Burens,
Laurens
1998).
Ces
deux
gisements
ont
permis
de
documenter,
d’une
part
les
expressions
domestiques
du
mobilier
de
la
fin
du
Néolithique
et,
d’autre
part,
une
métallurgie
du
cuivre
assez
précoce,
dont
l’ancienneté
et
le
caractère
complexe
restaient
néanmoins
à
préciser
localement.
Dans
le
cadre
de
la
compréhension
des
sphères
domestiques,
artisanales
et
géologiques
de
la
fin
du
Néolithique
régional,
la
fouille
des
sites
de
« La
Vayssonnié »
et
« La
Salaberdié »
constitue
réellement
un
apport
essentiel.
Concernant
l’organisation
spatiale
tout
d’abord,
si
les
sols
et
les
structures
de
faible
enfouissement
font
défauts,
les
77
structures
évidentes
et
les
associations
fonctionnelles
qu’elles
composent,
forment
une
documentation
variée,
voire
inédite.
Ces
structures
constituent
également
autant
d’ensembles
clos
qui
ont
notamment
livré
dont
42
formes
partielles.
Ces
vases
renvoient
à
une
expression
plutôt
récente
de
la
sphère
vérazienne,
mais
les
influences
fontbuxiennes
sont
également
bien
perceptibles.
On
relève
bien
à
priori
quelques
carences
dans
les
mobiliers
(nucléus,
outillage
en
silex,
os
de
faune),
mais
celles-ci
semblent
pourraient
aussi
être
interprétées
comme
des
biais
relevant
de
la
vocation
fonctionnelle
des
occupations.
En
effet,
l’abondance
du
macro-outillage,
le
grand
nombre
de
fosses
de
type
« silo »
et
l’important
volume
de
palé-semences
découvert
(environ
300 000
individus),
plaident
plutôt
en
faveur
d’une
aire,
ou
tout
au
moins
de
zones
très
tournées
vers
le
traitement
des
récoltes
(stockage,
grillage,
broyage).
Un
des
plus
important
apport
des
ces
fouilles
cependant,
demeure
l’ensemble
des
informations
liées
à
la
métallurgie
du
cuivre,
dont
toute
la
fin
de
la
chaîne
opératoire
est
représentée
avec
les
deux
sites.
Ainsi,
les
témoins
se
composent
d’une
petite
structure
de
fusion
originale,
d’un
bel
exemplaire
de
galet
à
cupules
et
autres
« broyons »,
de
nombreux
résidus
scoriacés,
de
fragments
de
« lingotières »
et
« tuyère » :
ainsi
que
d’un
dépôt
d’objets
totalement
inédit.
Ce
dépôt
concerne
une
grande
hache
plate
associée
à
un
beau
collier
composite
d’un
mètre
de
longueur,
dont
l’assemblage
est
très
particulier.
La
hache
a
été
intentionnellement
fracturée
en
deux
morceaux.
Ces
deux
morceaux
ont
été
disposés
contre
la
paroi
d’un
petit
surcreusement
ménagé
dans
le
fond
d’une
fosse.
Le
collier
était
disposé
entre
les
deux,
après
avoir
été
soigneusement
replié
et
enroulé
dans
un
tissu
ou
un
fragment
de
cuir,
ce
dernier
présentant
le
volume
d’un
petit
cylindre
lors
de
la
fouille.
Le
tout
était
dissimulé
par
le
dépôt
d’un
vase
particulier
en
position
fonctionnelle.
Enfin,
ce
vase
recelait
des
restes
charbonneux
ainsi
que
des
paléo-semences.
Ce
dépôt
pourrait
constituer
une
cache :
un
« trésor
de
cuivre ».
Cependant,
la
nature
des
objets,
ainsi
que
la
mise
en
scène
de
leur
association,
nous
font
pencher
pour
un
autre
scénario.
Yaramila
TérémissinofF
(INRAP
-
UMR
8555)
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